"Je suis l’enfant, et là d’où je parle, il n’y a plus que des ruines"...
Comptes et légendes du temps moderne, dansés sur des fichiers de famille. C’est un tour complet sur nous-même. Le texte de Joseph Danan, écrit sur deux colonnes, renvoie à une forme comptable en recettes et dépenses. S’agirait-il de faire un bilan sur le prix de la liberté ? Le point de vue est celui de l’enfant...
Comment devient-on adulte aujourd’hui ? Quels sont les outils d’accès à la mémoire de notre histoire ?

• Dans un principe de traversée du texte, les interprètes en performance écrivent leurs parcours dans l’instant en interaction les uns avec les autres. Ces “traversées” se complètent par une prise de parole et de témoignage de chacun sur son propre parcours. Ainsi la traversée de la veille, comme le souvenir de celle d’avant, est une source de réponse pour interroger la traversée du lendemain. Nous invitons le spectateur, à l’issue des représentations, à participer à cette prise de parole et de témoignage. Déjà expérimenté lors de notre étape à Montréal, ce principe met en évidence, pour le public, la nécessité de venir participer à d’autres représentations. La possibilité de revoir la même histoire dans un parcours différent offre un espace au débat. Aussi l’organisation de "mise en commun de traversées" par des témoignages ouverts avec le public pendant la programmation, participe à l’écriture de la création. Ce principe se poursuit sur ce site avec le blog de l’enfant ouvert à la discussion avec les spectateurs.
« Les personnages des années 1970 et 2000 habitent le même espace, se côtoient, se frôlent, mais s’ignorent et n’ont aucun type de communication entre eux... » De la révolution septuor, Joseph Danan